Philosophie de Management


 

Ma philosophie du voyage temporel (et donc ma philosophie de vie).

Traverser son époque avec curiosité

Je ne crois ni à l’immortalité biologique, ni à l’éternité technologique.

Les organismes vieillissent.
Les civilisations évoluent.
Les étoiles elles-mêmes ont une fin.

L’entropie gouverne la matière.
L’impermanence gouverne l’histoire.

Et moi, je me situe quelque part au milieu de ce mouvement.

Je suis né à une époque où la télévision en couleur était encore récente, où les téléphones avaient des fils, où l’informatique appartenait aux grandes institutions.
Aujourd’hui, je dialogue avec une intelligence artificielle depuis un appareil qui tient dans ma poche.

Je vis dans le futur que l’adolescent que j’étais imaginait sans vraiment y croire.

Ce constat pourrait nourrir l’angoisse.
Le monde change vite. Les repères se déplacent. Les certitudes se fissurent.

Mais j’ai choisi une autre posture.

Je me considère comme un voyageur du temps.

Non pas parce que je traverse des portails futuristes,
mais parce que j’habite consciemment mon époque.

Je ne contrôle ni la trajectoire du monde, ni la durée de ma propre existence.
Mais je peux choisir la manière dont je traverse ce chapitre.

Face aux transformations, deux attitudes sont possibles :
l’anxiété ou la curiosité.

L’anxiété observe le changement comme une menace.
La curiosité l’observe comme une séquence de l’histoire.

La curiosité n’est pas naïveté.
Elle est une forme de courage calme.

Elle dit :
Observons.
Comprenons.
Apprenons.
Adaptons-nous.

Je ne nie ni les crises, ni les fragilités de notre civilisation.
Je sais que même les technologies les plus avancées sont inscrites dans un univers fini.
Je sais que tout ce qui existe est appelé à se transformer.

Mais précisément parce que tout est impermanent, le voyage devient précieux.

Je ne cherche pas à arrêter le temps.
Je cherche à le traverser lucidement.

Et surtout, je souhaite transmettre cette posture.

À mes enfants.
À ceux que je croise sur cette route temporelle et qui m'accompagnent.
À ceux qui traversent leurs propres périodes d’incertitude.

Je ne veux pas transmettre la peur du monde.
Je veux transmettre l’envie de le comprendre.

Si un jour l’un d’eux peut dire :
« Ma vie n’est pas parfaite, mais elle est intéressante »,
alors mon rôle aura eu du sens.

Nous ne choisissons pas l’époque dans laquelle nous naissons.
Mais nous pouvons choisir la façon dont nous l’habitons.

Je choisis de traverser mon temps avec curiosité plutôt qu’avec anxiété, car la peur est inutile si la mort est inéluctable (et même au delà de la mort chacun peut croire à un après)....

Et au fond, même si nous sommes finis,
l’histoire en train de se faire est fascinante.

Serge Thiebautgeorges 13 février 2026

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